Pour relancer l’activité d’une entreprise ou tout simplement pour la création d’entreprise, il est souvent nécessaire de rechercher des fonds.
Avant de penser à contracter un crédit, un chef d’entreprise ou un auto-entrepreneur peut commencer par se renseigner sur la possibilité d’obtenir une subvention. Cela demande la constitution d’un dossier sérieux. Certes, les bénéficiaires sont rares. Il peut aussi renforcer ses fonds propres s’il s’est – au préalable – constitué une épargne ou obtenir l’aide financière de proches (appelée Love Money). Si ces solutions ne suffisent, il lui faudra se tourner vers le crédit aux entreprises.
Le prêt à taux zéro est un crédit professionnel, sans caution personnelle. Cette aide aux entreprises a été mise en place dans le cadre du Prêt à la Modernisation de la Restauration. Le but est de faciliter le crédit des entreprises. Lorsqu’il s’agit d’investir dans de nouvelles machines ou tout simplement de financer l’achat d’un fonds de commerce, le crédit classique est une bonne solution. Le délai de remboursement est variable et peut s’échelonner de 24 à 84 mois. Une bonne solution consiste à demander l’aide d’un courtier en financement professionnel pour la constitution d’un dossier.
Autre solution : le microcrédit. Consenti à la personne morale et non à l’entreprise pour une période relativement courte (de 2 à 5 ans), il permet de financer les besoins durables tels que fonds de roulement et investissement de départ. Il est aussi connu sous l’appellation « prêt d’honneur » car il n’est nullement assujetti à une garantie personnelle. Véritable apport, il est intéressant lorsqu’une demande de crédit auprès d’un établissement bancaire s’avère nécessaire. Le prêt d’honneur concerne les jeunes entreprises jusqu’à 3 ans, les créateurs et repreneurs. Secteurs rural, technologique, écologique peuvent y faire appel. Son taux ? Au pire légèrement inférieur au taux appliqué par les banques, mais la plupart du temps à taux zéro.
Le prêt à la création d’entreprise (PCE), entre 2000 et 7000 euros, est consenti pour la reprise ou la création d’entreprise, à condition que la structure n’emploie pas plus de dix salariés. Attention : pour toute entreprise déjà en place au moment de la demande de PCE, le bilan comptable ne doit pas être négatif. A savoir également, le PCE n’est pas accessible aux entreprises agricoles, au secteur de la location/promotion immobilière ni aux intermédiaires financiers.
La grande difficulté pour un chef d’entreprise est de trouver le meilleur taux crédit entreprise afin de ne pas asphyxier les finances de sa société. A titre indicatif, le taux crédit entreprise, en 2011, s’établissait comme suit : sur 5 ans, proche des 3,80 %, sur 4 ans 3,70 % et sur 3 ans, il avoisinait 3,50 % pour les meilleures propositions. Pour un tour d’horizon objectif mais également pour faire jouer la concurrence, autant utiliser un simulateur dont le but est de calculer au plus juste le coût d’un crédit. Le simulateur de crédit entreprise tient compte du capital emprunté, du taux de crédit et de la durée du prêt. Cette durée est fixée selon les possibilités de remboursement.
Enfin, les aides publiques aux créateurs d’entreprises ne doivent pas être négligées : exonérations de charges sociales, locaux mis gracieusement à disposition, prime d’aménagement, prime d’orientation agricole, aides financières ou encore allégements fiscaux représentent un coup de pouce conséquent. Les conditions d’attribution peuvent être sectorielles, géographiques, statutaires : il ne faut pas hésiter à déposer des demandes à l’Etat, aux collectivités locales, à la région et au département.

