Renégocier un prêt immobilier ou un crédit à la consommation peut être une solution pour rééquilibrer son budget en diminuant le niveau des mensualités ou peut permettre de profiter d’une baisse des taux d’intérêts.
Voyons en quelques lignes les possibilités légales disponibles, à quel moment se lancer et vers qui se tourner pour une telle opération.
Concrètement le but de la renégociation d’un crédit réside dans la diminution du montant remboursé chaque mois. Pour cela deux options s’ouvrent au consommateur :
· L’allongement de la durée de remboursement peut être instaurée par un simple avenant au contrat initialement établi entre l’établissement prêteur et l’emprunteur. Ce cadre simple est réservé aux situations ne demandant aucun changement du montant emprunté ni du taux d’intérêt.
· Le rachat d’un prêt à la consommation par exemple ou autrement dit la négociation d’une nouvelle offre de prêt demande que le crédit en cours de remboursement soit comblé via le nouveau prêt.
Le moment choisi pour une demande de renégociation d’un prêt personnel ou immobilier est également important. Il convient avant toutes choses de vérifier les conditions imposées par le contrat initial. Une période de franchise est généralement en place durant laquelle aucune renégociation n’est possible. De même un montant minimum à rembourser peut être imposé ainsi que des frais ajoutés dans le cas d’une telle transaction.
Lors de l’acquisition du crédit en question, un tableau d’amortissement est remis à l‘emprunteur, lui stipulant le quota d’intérêts et de capital remboursé chaque mois. Cet amortissement diffère selon qu’il s’agit d’un crédit immobilier, à la consommation ou encore personnel. De cet amortissement initial dépend le coût réel de la renégociation.
Les spécialistes du financement admettent aisément qu’il est bien plus intéressant pour l’emprunteur de renégocier son prêt dans la première partie de remboursement.
Enfin à ce niveau de calcul du financement, il faut inclure les frais imputables à chaque crédit: frais d’avenant au contrat, pénalité pour remboursement anticipé, frais de dossier du nouvel emprunt ou encore frais d’hypothèque.
Bien que le libre choix de l’organisme de crédit soit laissé à l’emprunteur pour la renégociation dudit prêt, les conditions financières d’une telle opération sur un crédit bancaire diffèrent selon les options.
La solution la plus simple et généralement la moins couteuse, réside dans le fait de choisir sa propre agence bancaire pour renégocier. L’établissement prêteur initial n’est pas pour autant tenu d’accepter une telle demande de la part de son client. Toutefois du cadre de la relation clientèle qui est établie entre les deux parties dépend l’acceptation du dossier. Il s’agit concrètement pour le banquier de tenir compte de la bonne foi de l’emprunteur : paiements réguliers, domiciliation des salaires du ménage, faute de remboursement ou encore épargne accumulée et niveau d’équipements en produits bancaires…
La politique des établissements bancaires face à une demande pour renégocier un prêt est imprégnée de la volonté de ne pas laisser partir un client à la concurrence. En effet, l’autre option disponible au consommateur est de faire racheter le crédit personnel initial par un autre organisme de crédit qui établira ensuite un nouveau contrat de prêt avec un nouvel amortissement et un taux d’intérêts plus bas.
En bref, un consommateur désireux de renégocier un prêt doit prendre en considération la nature du crédit et les conditions qui lui sont spécifiquement rattachées ainsi que le cadre relationnel institué avec son organisme prêteur. Dans tous les cas, le calcul de financement doit permettre de rendre compte des économies réalisées dans une telle opération mais également les frais en sus qui, logiquement, ne doivent pas contrecarrer l’allègement des mensualités.
Image : Remiforall sur flickr.com

